Rédacteur Agoravox

Sortie37 Mirambeau

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Touche pas à mon vin

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"Blanc sur rouge, rien ne bouge. Rouge sur blanc, tout fout le camp."

Ce célèbre dicton "hexagonal" ne croit pas si bien dire. Comment la France - pays porteur d'un savoir faire oenologique non démenti et particulièrement dans l'élaboration de vrais rosés - peut-elle se rendre complice de décisions "anti-économiques", anti-sociales et anti-culturelles à l'encontre de sa filière vin ?

Tollé contre le vin rosé

Les présidents du Mouvement pour la France (MPF), Philippe de Villiers, et de Chasse Pêche Nature et Tradition (CPNT), Frédéric Nihous,

ont qualifié jeudi d'"inadmissible" un projet de l'Union européenne d'autoriser un coupage entre vin blanc et vin rouge pour obtenir du rosé. "Une fois de plus, Bruxelles s'ingère dans la vie quotidienne des Français en touchant l'un des produits français par excellence qu'est le vin", écrivent dans un communiqué commun les deux responsables, alliés pour les élections européennes sous la bannière de Libertas de l'Irlandais Declan Ganley.
"Il est inadmissible que les viticulteurs français, dont le savoir faire est reconnu dans le monde entier, se fassent imposer par des technocrates des procédés qui vont générer une concurrence déloyale", ajoutent-ils, en demandant au gouvernement français de "ne pas appliquer ce règlement". Depuis le 27 janvier, les représentants des Etats membres de l'Union européenne ont adopté un projet de règlement concernant les pratiques oenologiques autorisées. Parmi les mesures, figure l'autorisation de coupage entre vin blanc et vin rouge pour l'obtention de rosés ou de rouges plus légers en couleur. Selon une source européenne, la France a voté en faveur de ce coupage.

La consommation de rosé est passée de 8% à 22% de la consommation totale des vins en France durant les quinze dernières années.

Fin janvier, les 27 Etats membres ont voté un projet de directive autorisant le mélange de vin rouge et de vin blanc pour produire du rosé.

Ce qui apparaît comme une mauvaise plaisanterie inquiète sérieusement les viticulteurs français.

Touche pas à mon vin :
SUITE

Paris, le 26 mars 2009

Communiqué

Philippe de Villiers et Frédéric Nihous, avec Libertas , se disent totalement opposés au règlement autorisant le coupage entre vins blancs et vins rouges.

Ils dénoncent par ailleurs la mauvaise foi de Michel Barnier qui, contrairement à ce qu’il affirme aujourd’hui, avait donné son accord au mélange de vin rouge et de blanc lors d'un vote indicatif à Bruxelles le 27 janvier dernier.

La France est aujourd’hui le premier producteur mondial de rosé. Quelle place lui restera t’il dans un marché européen et mondial ouvert à la concurrence agressive de rosés artificiels à bas coût, provoquant à la fois la chute des prix et l’agonie des AOC ? Michel Barnier fait, une fois de plus, le jeu des commissaires européens et du libre échangisme sans ce soucier des répercutions que cela peut avoir sur des dizaines de milliers d'emplois en France.

Philippe de Villiers et Frédéric Nihous refusent que la Commission de Bruxelles, comme le ministère de l’Agriculture français, bradent le vin rosé, réalité économique qui nous lie à nos terroirs et symbole culturel qui porte haut et loin l’excellence française.

Pour cette raison, ils lancent une pétition nationale afin de défendre le procédé de vinification du vin rosé. Cette pétition, qu’il est d’ores et déjà possible de signer sur le site www.libertas2009.fr, sera un signe fort du refus des français de voir l’Europe de Bruxelles piétiner nos terroirs et notre viticulture, éléments constitutifs de notre patrimoine français, au détriment de nos emplois.



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